Alors que nous entamons cette troisième semaine de janvier avec une météo relativement calme, les cartes des météorologues s’agitent. Si vous pensiez que l’hiver avait dit son dernier mot, détrompez-vous.
Les principaux modèles de prévision (notamment l’américain GFS et l’européen ECMWF) s’accordent désormais sur un basculement majeur de la circulation atmosphérique. Ce n’est plus une simple hypothèse, mais un scénario qui devient de plus en plus crédible : une descente d’air froid polaire ou continental pourrait frapper l’Hexagone.
Quand cela va-t-il arriver ? Faut-il craindre de la neige en plaine ? Voici les dernières précisions, date par date.
Le mécanisme : le “Moscou-Paris” se met en place
Pour comprendre ce qui nous attend, il faut regarder vers le Nord. Jusqu’ici, le flux venait de l’Océan (doux et humide). Mais dans les prochains jours, l’anticyclone devrait remonter vers la Scandinavie et le Groenland.
Ce blocage en haute latitude aurait une conséquence directe : il ouvrirait la porte à un flux d’Est à Nord-Est. C’est ce qu’on appelle classiquement un “Moscou-Paris”. L’air froid, stocké sur l’Europe de l’Est et la Russie, glisserait alors directement vers la France, sans être réchauffé par l’océan.
Les dates clés à surveiller
Le changement ne sera pas immédiat, mais il pourrait être brutal.
- Jusqu’au 24 janvier : Le temps devrait rester “de saison”, sans excès, avec des températures proches des normales.
- Le week-end du 25-26 janvier : C’est le moment charnière. Le thermomètre pourrait commencer à décrocher, perdant plusieurs degrés en 48 heures.
- La semaine du 26 janvier au 1er février : C’est là que le risque de vague de froid est le plus élevé. Les températures pourraient plonger 4°C à 6°C sous les normales de saison.
Neige en plaine : qui serait concerné ?
C’est la grande question qui agite les passionnés de météo. Avec ce flux continental, le froid serait “sec” au début, mais l’humidité pourrait s’en mêler.
Si ce scénario se confirme, le risque de neige en plaine deviendrait sérieux sur plusieurs régions, et pas seulement en montagne :
- Le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté seraient en première ligne face à l’arrivée du froid.
- Les Hauts-de-France et l’Île-de-France pourraient également voir les sols blanchir.
- La région Auvergne-Rhône-Alpes (y compris en vallée) est aussi sous surveillance.
Notez bien : La localisation exacte des chutes de neige est impossible à prévoir avec certitude à plus de 3 jours. Il s’agit ici d’un risque potentiel surveillé par les services météo.
Fiabilité de la prévision : faut-il sortir les pelles ?
À l’heure où nous écrivons ces lignes (19 janvier), la fiabilité de ce scénario froid est estimée autour de 65 % à 70 %.
Il reste une marge d’incertitude : l’air froid pourrait être moins intense que prévu ou glisser plus à l’Est (vers l’Allemagne et l’Italie), épargnant l’Ouest de la France.
Cependant, la tendance de fond est claire : l’hiver va se durcir pour la fin du mois. Il est donc conseillé de garder les manteaux chauds à portée de main et de surveiller les bulletins météo d’ici ce week-end.
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