Les personnes qui accumulent trop d'objets ne vivent pas dans le désordre par choix : voici ce que cela cache vraiment selon ce psy
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Les personnes qui accumulent trop d’objets ne vivent pas dans le désordre par choix : voici ce que cela cache vraiment selon ce psy

Pourquoi certaines personnes gardent-elles tout ? Des journaux empilés depuis dix ans, des boîtes “au cas où”, des objets inutilisés, des vêtements d’une autre époque… et au moment de trier, impossible de s’en séparer.

On pense souvent qu’il s’agit d’un simple manque d’organisation ou d’un peu trop de nostalgie. Certains y voient même un problème de désordre ou une mauvaise organisation de la maison.

Pourtant, plusieurs psychologues affirment aujourd’hui qu’il existe quelque chose de beaucoup plus profond derrière cette accumulation d’objets — quelque chose qui touche directement au profil psychologique, au bien-être mental, à la gestion du stress et parfois à l’hypersensibilité émotionnelle.

👉 Dans les prochaines lignes, découvrez ce que la science et l’analyse comportementale révèlent vraiment de ce profil émotionnel particulier — et pourquoi il concerne bien plus de gens qu’on ne l’imagine.

Pourquoi certaines personnes accumulent autant d’objets ? (1/3)

On croit souvent que les gens qui gardent trop d’objets sont désordonnés ou incapables de ranger. Mais la réalité est plus complexe… et bien plus psychologique.

Selon de nombreux psychologues spécialisés, l’accumulation est rarement liée à un simple manque d’organisation. Elle reflète plutôt une façon de gérer ses émotions, de répondre à une anxiété chronique ou de combler une forme de vide intérieur.

Chaque objet conservé devient un repère rassurant, presque un fragment d’identité, un soutien face à la charge mentale du quotidien.

Les recherches menées par la American Psychiatric Association montrent que ce comportement — connu sous le nom de Hoarding Disorder (trouble de l’accumulation compulsive) — est souvent lié à une difficulté profonde à se détacher émotionnellement.

Jeter un objet peut alors être vécu comme effacer une partie de soi, un élément central dans la gestion des émotions ou pendant une consultation psychologue en ligne.

Mais il est essentiel de comprendre que toutes les personnes qui accumulent ne souffrent pas forcément d’un trouble psychologique.

Chez certaines, il s’agit simplement d’un mécanisme psychologique de réassurance : une manière de retrouver du contrôle, de compenser un manque de stabilité, ou de gérer un trop-plein émotionnel.

Un comportement que l’on retrouve souvent dans les profils pratiquant le développement personnel ou cherchant à travailler leur équilibre émotionnel.

👉 Et selon plusieurs études, ces personnes partagent un trait dominant, détectable dans la plupart des tests de personnalité et des évaluations psychologiques modernes.

C’est précisément ce que nous allons explorer ci-dessous. 👇🏼

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Le trait de personnalité que les chercheurs ont identifié (2/3)

Ce n’est ni la paresse, ni la nostalgie qui pousse à tout garder.
Derrière cette habitude se cache un mécanisme psychologique bien plus subtil.

Selon plusieurs études psychologiques récentes, les personnes sujettes à l’accumulation présentent très souvent un niveau élevé de névrosisme.

Ce trait de personnalité, analysé dans le cadre du test Big Five ou d’une analyse comportementale professionnelle, est associé à :

  • une anxiété accrue,
  • une hypersensibilité émotionnelle,
  • une tendance à la rumination mentale,
  • un besoin renforcé de sécurité émotionnelle.

Selon une étude publiée sur PubMed (The Association Between Personality Traits and Hoarding Behaviours, 2021), les personnes avec un niveau élevé de névrosisme sont très susceptibles d’adopter des comportements d’accumulation.

« Plus le niveau de névrosisme est élevé, plus la probabilité d’accumulation compulsive augmente. »

Pourquoi ?
Parce que plus une personne ressent d’émotions négatives, plus elle cherche à se stabiliser émotionnellement… et les objets deviennent alors un moyen de contrôle, un ancrage psychologique.

Dans les consultations de thérapie en ligne ou de coaching émotionnel, il est fréquent de constater que l’accumulation agit comme une protection : garder apaise l’angoisse. Jeter réveille la peur du vide.

La Cleveland Clinic explique que les accumulateurs développent une relation affective très forte avec leurs possessions. Les objets deviennent des repères identitaires, des symboles de stabilité, voire de continuité — un point central dans tout accompagnement psychologique.

👉 Ce profil émotionnel ne relève pas toujours d’un trouble, mais d’une manière spécifique de ressentir, d’interpréter et de se protéger du monde.

Ce trait influence des aspects essentiels du quotidien :
rangement, tri, décisions, rapport à l’espace… jusqu’à l’organisation de la maison.

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Et si comprendre ce trait aidait à mieux vivre avec ? (3/3)

Savoir que l’accumulation d’objets n’est pas une simple question de désordre change complètement la perspective.

Ce comportement parle d’émotions, de mémoire, d’identité, et parfois d’un besoin de sécurité face à une anxiété chronique.

Reconnaître qu’il existe un trait psychologique commun à ces profils permet de comprendre ce fonctionnement avec bienveillance.
Et cela ouvre souvent la porte à des outils de développement personnel, de gestion du stress, voire à un plan de développement émotionnel accompagné par un professionnel.

Les psychologues le rappellent souvent :
il ne s’agit pas de tout jeter, mais de retrouver un équilibre émotionnel sain.

Derrière chaque objet, il y a une intention :
garder un souvenir, maintenir un lien, conserver une trace, se protéger.

Peut-être que le vrai travail ne consiste pas à trier ses objets…
mais à apprendre à se réconcilier avec soi-même. 🌱

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