« La maladie explose en 4 à 6 mois » : Ce symptôme n°1 du cancer colorectal doit vous alerter tout de suite

« La maladie explose en 4 à 6 mois » : Ce symptôme n°1 du cancer colorectal doit vous alerter tout de suite

C’est une phrase choc que les oncologues répètent souvent, non pas pour effrayer, mais pour sauver des vies. Si le cancer colorectal met souvent 5 à 10 ans pour se développer à partir d’un petit polype, il existe un point de bascule critique.

Une fois que la maladie devient visible, chaque semaine compte.

Selon les spécialistes, ignorer ce signe précis pendant une période de 4 à 6 mois peut transformer une lésion parfaitement opérable en un cancer invasif difficile à traiter.

Pourtant, ce symptôme est encore ignoré par une majorité de patients, qui le confondent avec une affection bénigne.

Le signe n°1 : La présence de sang (même minime)

C’est le signal d’alarme absolu. La présence de sang dans les selles (rectorragie) est le symptôme le plus fréquent, mais aussi le plus mal interprété.

Le piège ? La quantité. Ce n’est pas forcément une hémorragie massive. Cela peut être :

  • De fines traces rouges sur le papier toilette.
  • Une coloration un peu plus sombre des selles.
  • Un saignement intermittent (qui s’arrête quelques jours puis reprend).

L’erreur fatale à ne pas commettre : Se dire « C’est sûrement des hémorroïdes » et attendre que ça passe.

C’est précisément ce raisonnement qui conduit au délai fatidique de 6 mois. Même si vous avez des antécédents d’hémorroïdes, tout nouveau saignement après 50 ans exige une vérification médicale immédiate.

Pourquoi le délai de “4 à 6 mois” est-il critique ?

Ce n’est pas le cancer qui apparaît en 6 mois, mais son agressivité qui change de visage.

Durant cette fenêtre de temps, si le saignement est causé par une tumeur, celle-ci peut franchir la paroi de l’intestin pour atteindre les ganglions lymphatiques ou le foie.

Une étude britannique publiée dans le British Journal of Cancer a démontré que les patients qui attendent plus de 3 à 6 mois après le premier symptôme pour consulter voient leurs chances de survie diminuer significativement.

Ce retard de diagnostic a aussi un impact direct et lourd sur la complexité des traitements (chimiothérapie plus lourde, chirurgie plus invasive).

L’autre indicateur silencieux : La fatigue inexpliquée

Parfois, le sang n’est pas visible à l’œil nu (saignements microscopiques). Dans ce cas, le corps envoie un autre signal que l’on met souvent sur le compte de l’âge ou du stress : une fatigue écrasante.

Cette fatigue est liée à l’anémie (manque de fer), causée par la perte de sang continue dans le système digestif.

Si vous vous sentez essoufflé en montant un escalier ou si vous êtes pâle sans raison apparente, votre médecin prescrira une prise de sang (ferritine) qui pourra, par ricochet, révéler le problème digestif.

Un changement de “rythme” suspect

Enfin, le trio des symptômes d’alerte se complète par une modification durable du transit.

Il ne s’agit pas d’une constipation passagère après un repas copieux. On parle ici d’une alternance brutale entre diarrhée et constipation, ou d’une sensation d’évacuation incomplète qui persiste plus de quelques semaines.

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Que faire si vous avez un doute ?

La règle est simple : mieux vaut une consultation pour rien qu’un diagnostic trop tardif.

Si vous avez entre 50 et 74 ans, vous recevez tous les deux ans une invitation pour un test immunologique (dépistage organisé). C’est un geste simple, gratuit et indolore à faire chez soi.

Mais attention : si vous constatez du sang, n’attendez pas le courrier du dépistage. Prenez rendez-vous directement avec votre médecin traitant ou un gastro-entérologue. Pris à temps, le cancer colorectal se guérit dans 90% des cas.

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