En plein blocus, la vidéo du lycéen coursé par « sa mère »

Un jeune se fait poursuivre par sa mère alors qu’il participait au blocus d’un lycée (vidéo)

vidéo blocus lycée

Un blocus, un lycéen masqué, une poubelle en feu… puis une silhouette que personne n’attendait. La vidéo du blocus d’Arpajon affole les réseaux sociaux ⬇️

1/5 Un blocus comme tant d’autres, jusqu’à ce que…

Vendredi 2 octobre, devant le lycée Edmond-Michelet d’Arpajon, dans l’Essonne. Comme dans des centaines d’établissements en France ce matin-là, l’entrée est bloquée par des lycéens. Rien, à première vue, ne distingue ce blocus de tous les autres.

Au milieu de l’agitation, un adolescent masqué et cagoulé s’approche d’une poubelle en feu et lui donne un coup de pied. Le geste, filmé par d’autres élèves, aurait pu passer inaperçu parmi les milliers d’images publiées chaque jour sur les blocus.

Sauf que la suite a fait le tour des réseaux sociaux en quelques heures. Une scène que personne n’avait prévue, à commencer par le principal intéressé. Avant de la découvrir, il faut comprendre ce qui se joue en ce moment devant les lycées de France.

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2/5 Pourquoi les lycées sont bloqués partout en France

Selon Public Sénat, 564 établissements étaient perturbés par des blocus dans toute la France. L’Union syndicale lycéenne est le fer de lance de la mobilisation. Les élèves réclament d’abord des moyens : « Notre établissement est bloqué face au manque de moyens, de profs, pas assez de tables », résumait auprès de l’AFP une lycéenne de terminale à Montpellier.

Le gouvernement a déjà lâché du lest sur un point : il a renoncé à faire payer l’inscription en BTS et en classes prépa aux étudiants non boursiers. Mais le mouvement s’est durci. Selon La Croix, une journée de violences a été marquée par près de 2 000 interpellations, et le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, fait état de plus de 300 policiers et gendarmes blessés.

L’Éducation nationale recense de son côté 65 personnels blessés depuis le début du mouvement, et les préfets ont interdit de manifester aux abords des lycées fermés. Une grande manifestation de la jeunesse est annoncée pour le mardi 6 octobre. C’est dans ce climat tendu que la scène d’Arpajon est venue offrir un rare moment de fou rire.

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3/5 La vidéo : « C’est sa mère ! »

Quelques secondes après le coup de pied dans la poubelle, une femme surgit et se lance à la poursuite de l’adolescent. Autour, les lycéens éclatent de rire, et un cri résume l’ambiance : « C’est sa mère ! ». Voici la vidéo, publiée le jour même sur X :

Une précision s’impose : rien ne confirme à ce stade qu’il s’agit bien de la mère du jeune homme. C’est ce que crient les lycéens présents, et c’est ce que retiennent les internautes, mais l’identité de cette femme, comme la suite de la course, n’a pas été précisée.

Sur les réseaux, les commentaires amusés se multiplient, entre fous rires et hommages aux mères françaises. Et la scène tranche avec les images des derniers jours : ni gaz lacrymogène, ni interpellation, juste une femme déterminée qui traverse un blocus au pas de course. Une vidéo insolite qui tombe, en plus, le jour exact où le gouvernement s’adresse… aux parents.

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4/5 « Les parents doivent payer » : ce que dit la loi, et ce que couvre votre assurance

Vendredi 2 octobre au matin, sur RTL, le garde des Sceaux Gérald Darmanin a annoncé avoir demandé aux procureurs d’engager la responsabilité civile des parents en cas de dégâts commis par leurs enfants. « Quand on détruit des lycées, quand on s’attaque à des abribus, lorsqu’on attaque des transports, on demande la responsabilité civile des parents », a-t-il déclaré, jugeant la mesure « bien plus utile que l’enfermement ».

Le principe n’a rien de nouveau. Le Code civil rend les parents, en tant qu’ils exercent l’autorité parentale, responsables des dommages causés par leurs enfants mineurs qui vivent avec eux. Ce qui change, c’est la consigne donnée aux procureurs de s’en saisir dans le cadre des blocus.

Pour les familles, la question devient très concrète : qui paie la facture ? La garantie responsabilité civile incluse dans la plupart des contrats d’assurance habitation couvre en principe les dommages causés par les enfants. Mais les dégradations volontaires peuvent faire l’objet d’exclusions, selon les contrats. Le bon réflexe : relire ses conditions générales, ou poser la question à son assureur, avant d’en avoir besoin. Quant à l’assurance scolaire souscrite à la rentrée, elle ne couvre pas forcément ce type de situation.

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5/5 Pourquoi cette vidéo touche autant

Derrière le fou rire, la scène parle à tous les parents. Une mère, ou une femme présentée comme telle, qui traverse un blocus pour récupérer un adolescent : c’est exactement ce que des milliers de familles ont imaginé devant les images de ces derniers jours.

Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, l’a dit à sa manière en lançant un appel aux parents sur BFMTV : « Dans la rue, les enfants sont en danger. » Une phrase que cette femme d’Arpajon semble avoir prise au pied de la lettre, sans attendre la moindre consigne.

La vidéo continuera sans doute de tourner jusqu’au 6 octobre, date de la grande manifestation annoncée par les organisations de jeunesse. Une chose est sûre : sur les réseaux, cette mère, réelle ou supposée, a déjà gagné le cœur des internautes. Le lycéen, lui, a gagné une célébrité dont il se serait sans doute bien passé.

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