Vosges : Des agriculteurs épandent du lisier pour déloger des gens du voyage installés dans leurs prairies (Vidéo)
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Vosges : Des agriculteurs épandent du lisier pour déloger des gens du voyage installés dans leurs prairies (Vidéo)

La scène se déroule dans les Vosges et alimente la chronique des faits divers en France. En juillet 2025, la cohabitation a de nouveau tourné au vinaigre dans le secteur de Cornimont et du Syndicat dans la région Grand-Est.

Face à une occupation illégale de terrain jugée insupportable, des exploitants à bout de nerfs ont décidé de riposter avec une méthode radicale. Et cela a mal tourné comme en témoigne une vidéo prise sur place.

Une course contre la météo pour les éleveurs

Pour comprendre la colère, il faut regarder le calendrier : l’arrivée soudaine d’environ 200 caravanes sur ce terrain agricole s’est faite au pire moment, celui de la saison des foins.

Pour un éleveur de montagne, une prairie de fauche est le garde-manger indispensable de l’hiver, et la fenêtre météo pour récolter est souvent limitée à 48 heures.

Si l’herbe est écrasée par des véhicules ou souillée, la récolte est définitivement perdue. La perte financière est alors immédiate et se chiffre en milliers d’euros de fourrage à racheter. C’est cette pression économique, couplée à un sentiment d’urgence, qui transforme souvent l’exaspération en une action coup de poing.

[VIDÉO] La méthode du « siège olfactif »

Face à l’impasse et au blocage du dialogue, les agriculteurs locaux ont refusé d’attendre une intervention extérieure.

Les tracteurs sont entrés en scène pour encercler le campement avec des citernes remplies de lisier agricole, ouvrant les vannes pour déverser des milliers de litres de déjections liquides autour des caravanes.

L’objectif était clair : saturer l’air d’une odeur insupportable pour rendre la zone invivable et forcer le départ.

Ces images impressionnantes témoignent de l’extrême tension de ce conflit rural où les exploitants sont prêts à tout pour récupérer leur outil de travail.

Un phénomène qui dépasse les Vosges

Ce conflit n’est malheureusement pas un cas isolé. Partout en France, du Nord à l’Hérault en passant par l’Aude, le même scénario se répète chaque été, avec des agriculteurs confrontés à l’occupation de leurs parcelles cultivées.

Ces installations sauvages pallient souvent un manque d’aires de grand passage adaptées, créant des frictions récurrentes dans les territoires ruraux.

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Que dit la loi sur les expulsions ?

Si les agriculteurs se font justice eux-mêmes, c’est qu’ils jugent la réponse de l’État inadaptée à leur réalité temporelle.

Légalement, une expulsion administrative suit un protocole strict : constat d’huissier, ordonnance du tribunal et intervention de la force publique, ce qui prend en moyenne deux à trois semaines.

Ce délai est jugé incompatible avec les contraintes de la nature par les syndicats agricoles. Ils pointent régulièrement du doigt une préfecture ou un État qu’ils estiment trop lents à réagir pour protéger le droit de propriété, laissant ainsi les situations s’envenimer sur le terrain.

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Une méthode efficace mais controversée

L’usage du lisier comme arme de dissuasion constitue pourtant une ligne rouge juridique. Si la méthode s’avère redoutablement efficace pour faire lever un camp rapidement, elle peut s’apparenter à des dégradations ou des troubles volontaires.

Cependant, sur le terrain, les forces de l’ordre ferment souvent les yeux, y voyant une soupape de sécurité évitant des affrontements physiques bien plus graves.

Dans la vallée, cet épisode a laissé des traces durables. Si les syndicats agricoles ont soutenu l’initiative au nom de la défense professionnelle, les élus locaux redoutent l’escalade. Le lisier a fonctionné cette fois-ci, mais beaucoup craignent que le prochain face-à-face ne se règle plus seulement avec des odeurs.

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