Si vous bavez souvent en dormant, faites attention à ces 6 causes selon ce médecin
Baver en dormant causes

Si vous bavez souvent en dormant, faites attention à ces 6 causes selon ce médecin

Baver en dormant fait souvent sourire, mais si cela devient fréquent, ce n’est pas si anodin. Selon les médecins, la salivation excessive est un signal d’alerte à prendre au sérieux. Voici les 6 causes principales qui expliquent pourquoi vous bavez la nuit… et la numéro 4 pourrait vraiment vous surprendre.

(1/6) Une position de sommeil défavorable

La cause la plus fréquente de la bave nocturne est simplement la position adoptée pendant la nuit. En dormant sur le côté ou sur le ventre, la bouche s’entrouvre naturellement, les muscles de la mâchoire se relâchent et la salive peut s’écouler vers l’extérieur. C’est un phénomène banal mais qui touche beaucoup de personnes, surtout celles qui bougent beaucoup en dormant.

Selon le Sleep Foundation (2023), près de 69 % des adultes dorment sur le côté, ce qui en fait la posture la plus répandue et explique pourquoi ce problème est si courant. La solution la plus simple consiste à dormir sur le dos, une position qui favorise la fermeture de la bouche et permet à la salive d’être avalée naturellement. L’usage d’un oreiller ergonomique ou d’un coussin de maintien peut aussi aider à stabiliser la tête et réduire le risque de baver.

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(2/6) Une respiration par la bouche

Lorsque le nez est bouché — à cause d’un rhume, d’allergies, d’une sinusite chronique ou encore d’une déviation de la cloison nasale — la respiration se fait par la bouche. Celle-ci reste alors ouverte pendant la nuit, laissant la salive s’échapper naturellement. Ce phénomène est fréquent et peut aussi s’accompagner de ronflements ou d’un sommeil moins réparateur.

Des recherches publiées par l’American Academy of Sleep Medicine soulignent que la respiration buccale nocturne est souvent liée à des troubles comme l’apnée du sommeil ou des infections chroniques des voies respiratoires. Pour limiter le problème, il est conseillé de traiter la cause (décongestionner le nez, soigner les allergies, humidifier l’air ambiant). En cas de gêne persistante, une consultation ORL permet de détecter d’éventuels problèmes structurels et d’y apporter une solution adaptée.

(3/6) Troubles du sommeil et apnée du sommeil

La bave nocturne peut aussi être le signe de troubles du sommeil, en particulier l’apnée obstructive du sommeil. Ce trouble, qui touche environ 5 à 10 % des adultes selon la Haute Autorité de Santé, provoque des pauses respiratoires répétées durant la nuit. Pour compenser, beaucoup de personnes respirent par la bouche, ce qui augmente mécaniquement le risque de salivation excessive. La National Library of Medicine confirme que la respiration buccale pendant le sommeil favorise l’écoulement de la salive, car la bouche reste entrouverte.

Des études cliniques soulignent que la bave nocturne peut être un indice associé à l’apnée du sommeil, surtout lorsqu’elle est accompagnée d’autres symptômes comme les ronflements, les réveils en sursaut ou une fatigue persistante au réveil. Dans ces cas, la solution passe par un suivi médical et parfois des traitements spécifiques comme le port d’un appareil CPAP (pression positive continue) ou d’orthèses dentaires, qui améliorent la respiration et réduisent à la fois les apnées et la bave.

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(4/6) Reflux gastriques

La bave nocturne peut parfois être liée au reflux gastro-œsophagien (RGO). Pendant le sommeil, les acides de l’estomac remontent vers l’œsophage et la gorge, ce qui irrite les muqueuses. Pour se défendre, l’organisme produit davantage de salive afin de neutraliser l’acidité. Ce mécanisme de protection explique pourquoi certaines personnes souffrant de reflux se réveillent avec l’oreiller humide ou un goût acide dans la bouche.

Les études montrent que près d’une personne sur deux souffrant de reflux signale des brûlures nocturnes et plus d’un tiers décrit des épisodes de reflux pendant la nuit, perturbant le sommeil. Pour limiter ces symptômes, il est conseillé d’éviter les repas copieux avant le coucher, de surélever légèrement le haut du corps et, si nécessaire, de consulter un médecin pour un traitement adapté (antiacides ou inhibiteurs de la pompe à protons). Une bonne prise en charge du RGO améliore non seulement la digestion, mais réduit aussi l’hypersalivation liée à la nuit.

(5/6) Certains médicaments

L’hypersalivation nocturne peut être un effet secondaire médicamenteux. Certains traitements, notamment les antipsychotiques comme la clozapine, sont bien connus pour provoquer ce symptôme : selon des études cliniques, entre 30 et 80 % des patients sous clozapine présentent une salivation excessive, particulièrement la nuit lorsque la déglutition est ralentie. D’autres médicaments, comme la pilocarpine (prescrite contre la sécheresse buccale ou le glaucome), stimulent directement la production de salive.

Si ce type d’effet devient gênant, plusieurs solutions existent : ajuster la posologie, envisager un changement de molécule ou associer un traitement anticholinergique (par exemple, l’ipratropium en spray). Mais dans tous les cas, il est essentiel de ne jamais modifier soi-même son traitement et d’en discuter avec son médecin. Une adaptation médicale bien encadrée permet souvent de réduire l’hypersalivation tout en maintenant l’efficacité du traitement principal.

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(6/6) Maladies neurologiques

Dans certains cas, la bave nocturne n’est pas liée à la position ou à l’hygiène de vie, mais à un trouble neurologique. Des pathologies comme la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, l’épilepsie, ou encore les séquelles d’AVC peuvent altérer la coordination des muscles de la bouche et ralentir le réflexe de déglutition. La Cleveland Clinic rappelle que ces affections figurent parmi les causes médicales les plus sérieuses de l’hypersalivation, notamment la nuit, lorsque le contrôle musculaire est encore plus réduit.

Chez les patients atteints de la maladie de Parkinson, par exemple, la prévalence de l’hypersalivation est particulièrement élevée, touchant jusqu’à 70 à 80 % des personnes au cours de l’évolution de la maladie. Ce phénomène s’explique par une diminution du réflexe de déglutition et une difficulté à maintenir la bouche fermée. Dans ce contexte, une évaluation neurologique est indispensable : des exercices d’orthophonie, des traitements spécifiques ou des approches ciblées permettent de limiter la bave et d’améliorer la qualité de vie.

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