Courir des marathons, suivre un régime alimentaire exemplaire, effectuer des bilans de santé réguliers : tout semblait parfait dans la vie de Lee Rawlinson.
Pourtant, derrière cette apparence de bonne santé se cachait une terrible réalité. Ce père de famille britannique de 51 ans, résidant à côté de Londres, ne s’attendait pas à ce qu’un symptôme en apparence banal bouleverse sa vie de manière irréversible.
Aujourd’hui atteint d’un cancer du pancréas en phase terminale, Lee partage son histoire poignante afin d’alerter le plus grand nombre sur l’importance capitale d’écouter son corps et de ne jamais sous-estimer les signaux, même les plus subtils.
Ce symptôme discret qui peut vous coûter la vie (1/6)
Marathonien régulier, habitué aux efforts intenses, il ressent une petite gêne début 2024, qu’il attribue facilement à du stress passager ou à une fatigue musculaire normale.
En plus, ses examens médicaux, réguliers et approfondis, sont formels : aucune anomalie détectée, toutes les analyses sanguines et urinaires sont parfaitement normales. Rien ne laissait présager la nécessité d’un protocole de soins lourd.
Pendant des mois, il se contente d’antidouleurs courants, pensant ainsi gérer la situation au quotidien. Cependant, cette douleur, initialement discrète, prend progressivement une ampleur inattendue, jusqu’à devenir insupportable en septembre de la même année.
Ce n’est qu’alors qu’il décide enfin de prendre au sérieux cette alerte lancée par son corps et de se rendre aux urgences pour des investigations médicales plus poussées, mais il est déjà trop tard.
Pourquoi ce cancer est-il si redoutable ?
Le cancer du pancréas est l’un des cancers les plus redoutés par les médecins et les oncologues. Chaque année, il touche des dizaines de milliers de personnes en Europe, et son taux de survie reste malheureusement parmi les plus faibles, malgré les progrès de la recherche médicale.
La raison est simple : le pancréas est un organe profond, silencieux, dont les atteintes passent longtemps inaperçues. Les symptômes apparaissent tardivement, lorsque la maladie est déjà avancée, voire métastasée.
Dans plus de 70 % des cas, le diagnostic du cancer est posé à un stade où la chirurgie curative n’est plus possible, ce qui limite considérablement les options thérapeutiques et l’efficacité des traitements comme la chimiothérapie.
Le signe clé du cancer du pancréas : les douleurs abdominales (2/6)
La douleur ressentie par Lee Rawlinson se situait précisément dans la partie inférieure de l’abdomen, irradiant progressivement vers son dos. Ce symptôme, typique des tumeurs pancréatiques, est décrit par les patients comme une douleur sourde, persistante et profonde qui s’aggrave avec le temps.
Lorsque Lee se décide finalement à consulter aux urgences, cette douleur avait atteint une intensité telle qu’il l’a décrite comme « un poteau d’échafaudage traversant lentement son corps ».
Cette localisation précise et le caractère tenace de cette douleur constituent l’un des premiers signes détectables, bien avant que ne soient envisagés des soins palliatifs. C’est pourquoi cette maladie est surnommée le « tueur silencieux ».
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Les autres signes du cancer du pancréas à ne jamais ignorer (3/6)
Les douleurs abdominales ne sont pas toujours le premier symptôme. Dans de nombreux cas, d’autres signaux apparaissent bien avant, mais sont négligés ou attribués à des causes bénignes comme le stress ou l’alimentation.
Parmi les signes cliniques fréquemment rapportés par les patients, on retrouve :
- une perte de poids rapide et inexpliquée (sans régime particulier) ;
- une fatigue intense et persistante qui ne passe pas avec le repos ;
- des troubles digestifs inhabituels (ballonnements, diarrhées, digestion difficile) ;
- une perte d’appétit progressive (anorexie) ;
- des selles plus claires ou graisseuses (signe d’une mauvaise absorption des graisses) ;
- un jaunissement de la peau ou des yeux (ictère ou jaunisse), causé par l’obstruction des voies biliaires.
Pris isolément, ces symptômes peuvent sembler anodins. Mais lorsqu’ils s’installent dans la durée ou s’associent entre eux, ils doivent impérativement conduire à une consultation médicale rapide pour écarter tout risque.
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Quand faut-il consulter sans attendre ? (4/6)
Les gastro-entérologues sont unanimes : toute douleur abdominale persistante, inexpliquée, surtout lorsqu’elle irradie vers le dos, doit être explorée. Une détection précoce est le seul moyen d’améliorer le pronostic vital.
Il est recommandé de consulter rapidement votre médecin traitant si :
- la douleur dure plus de deux à trois semaines ;
- elle s’intensifie avec le temps au lieu de diminuer ;
- elle vous réveille la nuit ;
- elle résiste aux antalgiques classiques (paracétamol, ibuprofène) ;
- elle s’accompagne d’une perte de poids ou d’une fatigue inhabituelle.
Dans ces situations, des examens d’imagerie médicale (scanner abdominal, échographie ou IRM) peuvent permettre de lever le doute.
Insister auprès de son médecin pour obtenir ces examens n’est pas une perte de temps : c’est parfois ce qui permet d’accéder à une chirurgie salvatrice et de gagner des années de vie.
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Un diagnostic tardif aux conséquences dramatiques (5/6)
Le verdict tombe brutalement le 31 octobre 2024 : cancer du pancréas métastasé au foie, stade terminal, inopérable.
Lee apprend également qu’il est porteur d’un gène défectueux hérité de son grand-père, également décédé d’un cancer similaire. L’hérédité joue parfois un rôle, justifiant un suivi oncogénétique pour les familles à risque. Sa situation médicale bascule ainsi en quelques instants de l’insouciance à un combat désespéré.
Depuis ce jour, Lee Rawlinson se mobilise activement pour alerter sur les risques de cette maladie trop souvent diagnostiquée tardivement. Il invite chacun à mieux connaître les symptômes et à ne pas hésiter à solliciter un avis médical.
Lee Rawlinson souhaite que son histoire serve d’avertissement précieux. « N’attendez jamais que la douleur devienne insupportable avant de consulter, insiste-t-il aujourd’hui. Écoutez votre corps, il vous parle constamment. »
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Être en bonne santé ne dispense pas de vigilance (6/6)
Le témoignage bouleversant de Lee Rawlinson est un rappel vital pour chacun d’entre nous : même si vous menez une vie exemplaire, sportive et saine, vous n’êtes jamais totalement à l’abri.
Les signaux envoyés par votre corps doivent impérativement être pris au sérieux. Ne sous-estimez jamais une douleur persistante, même légère, même anodine en apparence. Une bonne couverture santé et un suivi régulier restent vos meilleurs alliés.
Avec le soutien de sa communauté et entouré de ses proches, Lee profite désormais de chaque instant précieux. Il rappelle sans cesse l’importance de la prévention, de la vigilance, et d’un suivi médical régulier, surtout lorsque des antécédents familiaux existent.
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