Pourquoi les motards se font ce signe discret lorsqu'ils se croisent sur la route ?
Pourquoi motards signe route

Pourquoi les motards se font ce signe discret lorsqu’ils se croisent sur la route ?

C’est un spectacle quotidien sur nos routes, pourtant peu d’automobilistes en saisissent la véritable portée. Deux motards se croisent et échangent quasi systématiquement un petit geste discret que les non-initiés prennent souvent pour une simple marque de politesse.

Mais détrompez-vous : ce n’est ni un simple “bonjour”, ni un rituel de frimeurs.

Ce signe codé, transmis de génération en génération, cache en réalité une signification que les automobilistes ignorent totalement. Pourquoi ces deux doigts sont-ils systématiquement pointés vers le bitume ? Quel secret de sécurité routière ce geste protège-t-il depuis plus de 50 ans ?

Un motard nous emmène de l’autre côté de la visière pour décrypter ce code sacré que seuls les initiés comprennent vraiment. ⤵️

Une tradition née dans la fureur des circuits des années 70 (1/5)

L’histoire de ce salut rapide et codé ne date pas d’hier. La légende la plus solidement ancrée chez les passionnés de balade moto attribue ce geste au pilote britannique Barry Sheene.

Dans les années 1970, ce champion charismatique avait pris l’habitude de saluer les caméras et son public avec le “V” de la victoire après chaque succès sur circuit.

À cette époque, la moto de loisir connaissait un essor fulgurant, mais les machines étaient loin d’offrir la fiabilité des modèles actuels. Tomber en panne au milieu de nulle part était une hantise quotidienne.

Les motards ont alors adopté le signe de Sheene pour se reconnaître entre eux, transformant un symbole de triomphe en un véritable code d’entraide. Croiser un autre adepte du permis moto, c’était l’assurance de ne jamais rester seul face à un problème mécanique.

C’est ainsi que le “V” est devenu le signe de reconnaissance entre initiés que nous connaissons aujourd’hui.

Bien plus qu’un bonjour : une symbolique de protection (2/5)

Pourquoi ce signe est-il si sacré ? Parce que rouler à deux-roues est une expérience sensorielle mais aussi une exposition permanente.

Contrairement aux conducteurs de voitures modernes, les motards n’ont ni carrosserie protectrice, ni zones de déformation programmées. Ils partagent une vulnérabilité commune face aux éléments et aux imprévus de la chaussée.

Quand deux motards se saluent, le message silencieux est profond : « Je sais ce que tu vis. On partage le même risque et la même liberté. Sois vigilant. » Ce rappel à la prudence est au cœur de la prévention routière.

C’est aussi pour cette raison que les compagnies d’assurance moto voient d’un bon œil cette culture de la solidarité : un motard qui se sent membre d’une communauté est souvent un conducteur plus attentif à son environnement et à celui des autres.

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L’étiquette et les règles d’or du salut (3/5)

Le salut motard obéit à une étiquette précise. En France, où l’on roule à droite, le geste se fait exclusivement de la main gauche. La main droite doit rester sur la poignée des gaz pour maintenir la vitesse et le contrôle de la trajectoire.

Mais il existe d’autres manières de communiquer :

Le signe du pied : Très courant lors d’un dépassement, sortir la jambe droite permet de remercier un automobiliste qui s’est écarté pour laisser passer. C’est un geste de courtoisie qui renforce la cohabitation pacifique sur la route.

Le hochement de tête : Privilégié dans les courbes serrées ou dans les pays où l’on roule à gauche (comme au Royaume-Uni ou au Japon), car lâcher le guidon serait trop dangereux.

L’appel de phare préventif : S’il peut servir de salut, il est surtout utilisé pour prévenir d’un danger imminent (gravillons, obstacle, ou accident en amont).

L’entretien moto régulier est également une forme de respect envers la communauté. Une machine bien entretenue évite les arrêts forcés sur le bas-côté et garantit la sécurité de tous lors des sorties en groupe.

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Pourquoi certains motards ne répondent-ils pas ? (4/5)

Il ne faut jamais y voir de l’arrogance. La sécurité passe toujours avant la tradition. Un motard débutant, encore concentré sur son passage de vitesses, ou un conducteur chevronné engagé dans une manœuvre délicate pourra privilégier le maintien de ses mains sur le guidon.

De même, sous une pluie battante, la priorité est à la stabilité. La règle d’or est simple : on ne salue que si les conditions le permettent. La communauté motarde est tolérante car elle connaît les impératifs de la route.

Quel équipement choisir pour rouler en toute sécurité ? (5/5)

Si le salut témoigne d’un bon esprit, la protection physique reste la priorité absolue de tout motard responsable.

Avec l’évolution des technologies, l’équipement motard a fait des pas de géant, offrant aujourd’hui un confort et une sécurité inégalés, particulièrement appréciés par les seniors qui souhaitent continuer à rouler longtemps et sereinement.

Le casque moto homologué : Il est la pièce maîtresse. Aujourd’hui, les modèles modulables offrent une polyvalence idéale pour les arrêts fréquents lors d’une balade moto entre amis, tout en garantissant une protection faciale totale en mouvement.

Le gilet airbag moto : C’est la révolution de ces dernières années. Discret et de plus en plus abordable, il permet de protéger les zones vitales (colonne vertébrale, thorax) en cas de chute, réduisant drastiquement la gravité des accidents.

Les gants de moto hiver : Pour pouvoir effectuer ce salut légendaire sans difficulté, il faut garder une bonne mobilité des doigts. Des gants certifiés, isolants et parfois chauffants, sont indispensables pour braver les températures matinales sans perdre en réactivité sur les commandes.

Les bottes moto : Elles doivent protéger les malléoles tout en restant suffisamment souples pour marcher lors des pauses touristiques.

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