En novembre, aidez les rouges-gorges à survivre au froid et au manque de nourriture avec cet aliment pas cher

En novembre, aidez les rouges-gorges à survivre au froid et au manque de nourriture avec cet aliment pas cher

Le sol gèle, les insectes disparaissent, et le rouge-gorge doit tenir tout l’hiver. Un aliment très bon marché, que vous avez peut-être déjà dans vos placards, peut l’y aider ⬇️

1/5 Le petit oiseau qui ne quitte jamais votre jardin

Il vous suit quand vous bêchez, se pose à deux mètres de vous et attend le ver de terre que vous allez déterrer. Le rouge-gorge est sans doute l’oiseau le plus familier de nos jardins, et l’un des plus attachants avec sa poitrine orangée.

Contrairement à beaucoup d’oiseaux, il ne part pas pour l’hiver. Il reste dans son coin de jardin, qu’il défend farouchement, et c’est même l’un des rares oiseaux à chanter en pleine saison froide. Ce petit chant clair, un matin de décembre, c’est souvent lui.

Mais cette fidélité a un prix. Avec à peine une vingtaine de grammes sur la balance, le rouge-gorge doit trouver chaque jour de quoi tenir pendant les longues nuits glaciales. Et c’est justement à partir de novembre que tout se complique pour lui.

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2/5 Pourquoi novembre est un mois critique

Le rouge-gorge se nourrit surtout d’insectes, de vers et d’araignées. Or, quand le froid s’installe, ces petites proies se font rares. Et quand le sol gèle, il ne peut plus aller chercher les vers et les larves cachés sous la surface.

Cette année, le froid arrive vite. Après la douceur de la mi-octobre, une masse d’air polaire est attendue sur la France ce week-end, avec des gelées localement possibles dès lundi matin dans les régions du Centre et du Nord-Est, selon les prévisionnistes. Pour les petits oiseaux, ces premiers matins blancs sont les plus difficiles.

C’est pourquoi la Ligue pour la protection des oiseaux conseille de leur donner un coup de pouce pendant la mauvaise saison, en général de la mi-novembre à la fin de l’hiver. Pas besoin de matériel coûteux ni de graines hors de prix : l’un des aliments qu’elle recommande se trouve au rayon petit-déjeuner de n’importe quel supermarché.

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3/5 L’aliment pas cher qui l’aide : les flocons d’avoine

Cet aliment, ce sont les flocons d’avoine, nature, sans sucre et sans sel. La LPO les cite parmi les aliments à proposer aux oiseaux en hiver, et range l’avoine parmi les petites graines indispensables aux oiseaux à bec fin comme le rouge-gorge. Un paquet coûte quelques euros et dure des semaines.

Leur grand avantage : ils sont faciles à picorer pour un petit bec, et apportent l’énergie dont l’oiseau a besoin pour passer la nuit. Déposez-en une petite poignée chaque matin sur un plateau bas ou une soucoupe posée près du sol. Le rouge-gorge préfère manger à terre ou presque, rarement dans une mangeoire suspendue.

Pour varier, ajoutez des morceaux de vieilles pommes, que la LPO recommande aussi, et qui ne vous coûtent rien. Et si vous voulez vraiment lui faire plaisir, offrez-lui de temps en temps quelques vers de farine : c’est son aliment préféré, plus cher, mais au plus proche de son régime naturel.

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4/5 Les erreurs à éviter

Première erreur, et la plus courante : le pain. Il gonfle dans l’estomac, n’apporte presque rien et peut rendre les oiseaux malades. Même chose pour le lait, que les oiseaux ne digèrent pas, et pour tous les aliments salés ou assaisonnés : pas de restes de chips, de charcuterie ou de plats cuisinés.

Deuxième erreur : les boules de graisse vendues dans un filet. Les petites pattes des oiseaux peuvent s’y prendre. Retirez toujours le filet, ou choisissez des boules sans emballage. Pensez aussi à l’hygiène : nettoyez régulièrement plateaux et mangeoires, et déplacez votre point de nourrissage au moins une fois dans l’hiver pour éviter la transmission de maladies, comme le conseille la LPO.

Troisième erreur : nourrir un jour sur deux. Une fois que vous avez commencé, la LPO recommande un nourrissage constant et régulier, car les oiseaux prennent l’habitude de venir à heure fixe. Le mieux est de remplir le matin, et à nouveau en fin d’après-midi par grand froid. Et n’oubliez pas l’eau fraîche, à changer dès qu’elle gèle.

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5/5 Et au printemps, on arrête ?

Oui, mais en douceur. Dès que le temps se radoucit, vers le mois de mars, la LPO conseille de réduire progressivement le nourrissage. Au printemps, les oiseaux ont besoin d’une nourriture plus riche en protéines, comme les larves d’insectes, pour nourrir leurs petits.

La LPO déconseille même de nourrir pendant la période de reproduction, qui commence dès mars, voire février, pour plusieurs espèces. Les aliments donnés en hiver ne conviennent pas aux oisillons.

Le meilleur cadeau à faire au rouge-gorge sur le long terme reste un jardin un peu sauvage. Un tas de feuilles mortes, quelques branches en fagot, une haie variée : autant de refuges où il trouvera insectes et abri toute l’année. Et chaque matin d’hiver, une poignée de flocons d’avoine fera le reste.

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