Avec la guerre en Ukraine qui dure depuis plus de trois ans, les tensions persistantes au Moyen-Orient et l’engagement historique de l’OTAN à porter les dépenses militaires à 5% du PIB, les actions du secteur de la défense connaissent leur plus grand cycle haussier depuis la guerre froide.
En 2025, l’indice STOXX Europe Targeted Defence a bondi de +86%, et la dynamique se poursuit en 2026. Dans cet article, nous avons sélectionné les 10 meilleures actions de défense et d’armement à acheter en 2026, dont plusieurs valeurs européennes éligibles au PEA.
Pourquoi investir dans la défense en bourse en 2026 ?
L’engagement historique de l’OTAN à 5% du PIB
Lors du sommet de La Haye des 24 et 25 juin 2025, les 32 pays membres de l’OTAN se sont engagés à porter leurs dépenses de défense à 5% du PIB d’ici 2035, dont 3,5% pour la défense au sens strict et 1,5% pour les infrastructures et l’industrie de sécurité.
Il s’agit d’un plus que doublement de l’ancienne cible de 2% datant du sommet du Pays de Galles en 2014. Pour donner un ordre de grandeur, atteindre 3,5% du PIB en France représenterait un budget annuel de défense de plus de 100 milliards d’euros, contre 57,1 milliards prévus par la loi de finances 2026.
Le plan ReArm Europe / Readiness 2030 : 800 milliards d’euros
Annoncé en mars 2025 par Ursula von der Leyen et rebaptisé « Readiness 2030 », le plan européen mobilise jusqu’à 800 milliards d’euros pour réarmer le continent. Il s’articule autour de cinq leviers :
- Une dérogation au Pacte de stabilité libérant 650 milliards d’euros de marge budgétaire sur 4 ans ;
- L’instrument de prêt SAFE doté de 150 milliards d’euros pour la défense antimissile, les drones et la cybersécurité ;
- L’utilisation des fonds de cohésion européens (392 milliards sur 2021-2027) ;
- L’élargissement du mandat de la Banque européenne d’investissement aux entreprises de défense ;
- Une feuille de route industrielle pour réduire la fragmentation des achats militaires.
À l’échelle continentale, les dépenses de défense des États membres de l’UE sont passées de 326 milliards d’euros en 2024 à plus de 360 milliards en 2025, et progressent désormais d’environ 13% par an.
Désengagement américain et autonomie stratégique européenne
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, les États-Unis ont accéléré leur désengagement du théâtre européen : suspension de l’aide militaire à l’Ukraine en mars 2025, retrait de troupes du flanc Est, et pression continue sur les Européens pour assumer leur propre sécurité.
Cette nouvelle donne géopolitique a poussé l’Allemagne à débloquer un fonds spécial de 100 milliards d’euros, la France à actualiser sa LPM (413 Md€ sur 2024-2030), et la Pologne à dépasser 4,5% de son PIB consacré à la défense — un record dans l’OTAN.
Une réalité géopolitique multi-fronts
Au-delà du conflit ukrainien, plusieurs foyers de tension nourrissent structurellement la demande en équipements militaires : tensions récurrentes au détroit d’Ormuz, conflits au Moyen-Orient, montée en puissance militaire chinoise dans l’Indo-Pacifique. Selon les projections, les dépenses militaires mondiales pourraient approcher 3 000 milliards de dollars d’ici 2028.
Pour les investisseurs, le réarmement européen n’est plus un thème d’opportunité mais une tendance structurelle de la décennie. Les actions du secteur offrent une visibilité contractuelle pluriannuelle rare en bourse, portée par des carnets de commandes records.
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Les 10 meilleures actions de défense et d’armement en 2026
| Nom de l’action | Nationalité | Capitalisation boursière | Éligibilité PEA |
|---|---|---|---|
| Rheinmetall | 🇩🇪 Allemagne | 71,4 milliards € | ✅ Oui |
| Thales | 🇫🇷 France | 55 milliards € | ✅ Oui |
| Dassault Aviation | 🇫🇷 France | 27 milliards € | ✅ Oui |
| Saab | 🇸🇪 Suède | 309 milliards SEK | ✅ Oui |
| Leonardo | 🇮🇹 Italie | 30,4 milliards € | ✅ Oui |
| Palantir Technologies | 🇺🇸 USA | 340 milliards $ | ❌ Non |
| Lockheed Martin | 🇺🇸 USA | 136 milliards $ | ❌ Non |
| General Dynamics | 🇺🇸 USA | 83 milliards $ | ❌ Non |
| Northrop Grumman | 🇺🇸 USA | 85 milliards $ | ❌ Non |
| BAE Systems | 🇬🇧 Royaume-Uni | 59,5 milliards £ | ❌ Non |
Passons à l’analyse détaillée de chacune de ces valeurs.
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1. Rheinmetall (RHM) — Le champion européen du réarmement
- Capitalisation boursière : 71,4 milliards €
- Chiffre d’affaires 2025 : 9,9 milliards €
- Résultat net 2025 : 835 millions €
- Bénéfice par action : 22,73 €
- Dividende 2025 : 11,50 € (+42%)
Rheinmetall est le premier groupe de défense allemand et l’acteur central du réarmement européen. Spécialisé dans les chars (canon principal du Leopard 2), les véhicules blindés, les munitions de gros calibre et la défense aérienne, le groupe a multiplié son cours de bourse par plus de 12 depuis février 2022.
Rheinmetall a annoncé un carnet de commandes record de 63,8 milliards d’euros fin 2025 (+36% sur un an), et son PDG Armin Papperger anticipe que ce backlog pourrait plus que doubler pour atteindre 135 milliards d’euros fin 2026, porté notamment par d’importantes commandes attendues en Allemagne.
Pour 2026, le groupe vise une croissance du chiffre d’affaires de 40% à 45%, portant les ventes entre 14 et 14,5 milliards d’euros, avec une marge opérationnelle d’environ 19%. Rheinmetall finalise en 2026 la cession de sa division automobile civile pour se recentrer entièrement sur la défense (terre, air, espace, naval).
Le groupe est également en discussion avec Airbus et OHB pour une coentreprise dans les satellites militaires, et étudie l’acquisition du chantier naval allemand German Naval Yards Kiel.
2. Thales (HO) — Leader européen de l’électronique de défense
- Capitalisation boursière : 55 milliards €
- Chiffre d’affaires T1 2026 : 5,29 milliards € (+9,7% organique)
- Guidance 2026 : 23,3 à 23,6 milliards €
- Marge EBIT visée 2026 : 12,6% à 12,8%
- Dividende 2024 versé en 2025 : 3,70 €
Thales est le premier groupe français d’électronique de défense et le partenaire incontournable des programmes européens majeurs. Le groupe a vu son cours bondir de +257% sur cinq ans, porté par la demande explosive en radars, missiles, systèmes de défense aérienne et solutions cyber.
Au premier trimestre 2026, Thales affiche un chiffre d’affaires de 5,29 milliards d’euros (+9,7% en organique) et des prises de commandes en hausse de +27%. Le groupe a confirmé sa guidance annuelle malgré la faiblesse persistante du segment Cyber & Digital.
Parmi les programmes phares qui portent l’action :
- Le système de défense antiaérienne SAMP/T NG, rival européen du Patriot américain, qui a signé son premier succès export en 2026 ;
- Le projet européen SEACURE de défense maritime collaborative ;
- Le projet EPIIC financé par le Fonds Européen de Défense, qui rassemble 27 industriels de 12 pays ;
- Une multiplication par 5 des cadences sur certaines lignes de missiles et munitions.
Le principal point de vigilance reste la valorisation tendue du titre, qui intègre déjà beaucoup de bonnes nouvelles à un PER 2026 estimé autour de 25.
3. Dassault Aviation (AM) — Le constructeur du Rafale en plein boom
- Capitalisation boursière : ~27 milliards €
- Activité phare : Avion de combat Rafale
- Statut : Action française PEA
Dassault Aviation est l’un des plus beaux dossiers PEA du secteur depuis le début du cycle haussier. Constructeur du Rafale, l’avion de combat de 4,5ᵉ génération exporté avec un succès record (Inde, Égypte, Qatar, Grèce, Émirats arabes unis, Indonésie, Croatie, Serbie…), Dassault bénéficie d’une demande structurelle forte.
Le groupe est également en première ligne sur le programme SCAF (Système de Combat Aérien du Futur), un partenariat franco-germano-espagnol pour développer l’avion de combat européen de 6ᵉ génération à horizon 2040, malgré les frictions persistantes avec Airbus sur la répartition industrielle.
Avec un carnet de commandes export record et la perspective de nouvelles ventes alors que les budgets européens augmentent, Dassault Aviation cumule deux atouts : visibilité long terme et éligibilité PEA. Le titre a très fortement progressé sur 12 mois en 2025-2026.
4. Saab (SAAB-B) — Le suédois qui monte
- Capitalisation boursière : 309 milliards SEK (~28 milliards €)
- Chiffre d’affaires : ~63 milliards SEK
- Bénéfice par action : 9,63 SEK
- Prises de commandes 2025 estimées : 133 milliards SEK
Saab est l’une des valeurs défense PEA les plus dynamiques de la cote. L’entreprise suédoise est célèbre pour son avion de chasse Gripen, mais elle s’est imposée comme un leader européen dans plusieurs niches stratégiques : systèmes de surveillance, guerre électronique, missiles antichars (NLAW livré massivement à l’Ukraine), et systèmes anti-drones.
En 2025, Saab a affiché un book-to-bill de 1,7x, signe d’un afflux de commandes très supérieur aux livraisons. Le bénéfice du T1 2026 a bondi grâce à la forte demande en systèmes de surveillance et de combat. Cependant, la valorisation est devenue très tendue : 55,4x les bénéfices estimés 2025 et 42,2x ceux de 2026, ce qui justifie la prudence de certains analystes (Kepler Cheuvreux maintient un avis “réduire”).
Saab reste néanmoins l’une des actions PEA les plus pures sur la thématique défense européenne, avec une exposition à plus de 100 marchés dans 30 pays.
5. Leonardo (LDO) — Le bras armé italien
- Capitalisation boursière : 30,4 milliards €
- Chiffre d’affaires 2024 : 17,8 milliards €
- Détention publique : 30,2% par l’État italien
Leonardo est le 11ᵉ groupe de défense mondial et l’un des principaux industriels italiens. Présent dans les hélicoptères (AW139, AW101), l’aéronautique militaire, l’électronique de défense et les systèmes spatiaux, Leonardo bénéficie d’un carnet de commandes en forte croissance.
La coentreprise Leonardo Rheinmetall Military Vehicles (LRMV), lancée pour produire chars d’assaut et véhicules de combat d’infanterie destinés à l’armée italienne, illustre l’accélération des partenariats européens. Citi a relevé Leonardo à l’achat début 2026 après les récentes baisses de cours, considérant que les fondamentaux justifient un rebond.
Le groupe est également engagé dans le programme GCAP (Global Combat Air Programme) aux côtés du Royaume-Uni et du Japon — le pendant britannique du SCAF franco-allemand.
6. Palantir Technologies (PLTR) — La tech au service de la défense
- Capitalisation boursière : ~340 milliards $
- Cours : ~144 $
- Activité : Logiciels d’analyse de données pour la défense et les agences de renseignement
Palantir Technologies est devenue l’une des actions les plus emblématiques du croisement défense / intelligence artificielle. Fondée en 2003, la société fournit ses plateformes Gotham (renseignement militaire) et Foundry (analyse de données civile et industrielle) aux forces armées américaines, à l’OTAN et à plusieurs gouvernements européens.
La capitalisation a explosé sur 2024-2025 grâce au boom de l’IA et à l’expansion des contrats fédéraux américains. Le titre se négocie à des multiples extrêmes (PER supérieur à 200x), ce qui en fait l’un des paris les plus volatils du secteur. Pour les investisseurs convaincus, Palantir reste cependant l’exposition pure-play à l’IA militaire.
Pour découvrir d’autres valeurs technologiques porteuses, consultez notre sélection des 10 actions intelligence artificielle à fort potentiel.
7. Lockheed Martin (LMT) — Le géant américain de la défense
- Capitalisation boursière : 136 milliards $
- Chiffre d’affaires (TTM) : 75 milliards $
- Bénéfice par action (TTM) : 21,50 $
- PER prévisionnel : 19,7
Lockheed Martin reste le premier contractant militaire au monde. Le groupe américain est l’éditeur du F-35 Lightning II, le chasseur multirôle de 5ᵉ génération en service dans une vingtaine de pays et qui équipera l’essentiel des forces aériennes occidentales pendant les 30 prochaines années.
Au-delà du F-35, Lockheed Martin domine plusieurs segments stratégiques : missiles (PAC-3, JASSM, HIMARS), systèmes spatiaux militaires, hélicoptères Sikorsky, et défense antimissile. Les contrats à long terme avec le Pentagone offrent une visibilité contractuelle exceptionnelle.
Le titre a connu un trou d’air en avril 2026 après des résultats T1 décevants (-11%), offrant potentiellement un point d’entrée pour les investisseurs long terme.
8. General Dynamics (GD) — Sous-marins, blindés et IT militaire
- Capitalisation boursière : ~83 milliards $
- Cours : ~315 $
- Activités : Sous-marins nucléaires, blindés Abrams, IT défense
General Dynamics se distingue par la diversité de son portefeuille militaire. Le groupe construit les sous-marins nucléaires d’attaque classe Virginia et participe au programme Columbia (sous-marins lanceurs d’engins). Sa filiale General Dynamics Land Systems produit le char Abrams M1A2 SEPv3, dont les commandes explosent depuis l’invasion de l’Ukraine.
Le segment Marine Systems a connu une accélération notable, avec des contrats records pour les chantiers navals américains face à la montée en puissance de la marine chinoise. La collaboration avec Lockheed Martin sur les moteurs-fusées vise à pallier la pénurie sur ces composants critiques.
9. Northrop Grumman (NOC) — Le bombardier furtif du futur
- Capitalisation boursière : ~85 milliards $
- Cours : ~582 $
- Programme phare : B-21 Raider
Northrop Grumman est le maître d’œuvre du B-21 Raider, le bombardier stratégique furtif de nouvelle génération destiné à remplacer les B-1B et les B-2 Spirit dans la triade nucléaire américaine. Le programme représente un contrat estimé à plus de 200 milliards de dollars sur sa durée de vie.
Au-delà du B-21, Northrop est leader dans les systèmes spatiaux militaires (satellites GBSD, défense antimissile au sol), les drones HALE (Global Hawk) et les missiles intercontinentaux (Sentinel ICBM). En février 2025, le groupe a obtenu des contrats totalisant 1,4 milliard de dollars pour moderniser la défense aérienne et antimissile pour l’armée américaine et la Pologne.
10. BAE Systems (BA.) — Le champion britannique
- Capitalisation boursière : 59,5 milliards £
- Chiffre d’affaires 2025 estimé : 30,7 milliards £
- EBIT ajusté 2025 : 3,28 milliards £
- PER 2025 : 25,3
BAE Systems est le premier groupe de défense britannique et le maître d’œuvre du Global Combat Air Programme (GCAP) aux côtés de Leonardo et de Mitsubishi Heavy Industries. Présent dans l’aviation militaire (Typhoon, F-35), la construction navale (porte-avions Queen Elizabeth, sous-marins Astute et Dreadnought) et la guerre électronique, BAE bénéficie d’une exposition équilibrée entre Royaume-Uni et États-Unis.
Sur 9 mois en 2025, BAE a accumulé 27 milliards de livres de commandes, dont une commande turque de Typhoon de 4 milliards £ et 1,7 milliard de dollars pour les véhicules AMPV/Bradley aux États-Unis. L’acquisition de Space and Mission Systems renforce son exposition au spatial militaire américain.
Avec 70% de son chiffre d’affaires généré aux États-Unis et au Royaume-Uni, BAE offre un profil plus défensif que les pure-players européens. À noter : BAE n’est pas éligible au PEA depuis le Brexit.
Toutes ces entreprises font partie des meilleures valeurs du secteur de la défense en 2026, chacune avec un positionnement stratégique unique et des perspectives de croissance solides portées par le réarmement mondial.
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Quelles actions de défense sont éligibles au PEA ?
🇪🇺 En Europe continentale, plusieurs grandes valeurs défense sont accessibles via le PEA. Voici les principales :
- Rheinmetall 🇩🇪 — Leader allemand, valeur phare du réarmement
- Thales 🇫🇷 — Leader européen de l’électronique de défense
- Dassault Aviation 🇫🇷 — Constructeur du Rafale
- Safran 🇫🇷 — Moteurs militaires (M88 du Rafale, RTM322), équipements
- Airbus 🇪🇺 — A400M, A330MRTT, Eurofighter, drones
- Saab 🇸🇪 — Gripen, surveillance, NLAW
- Leonardo 🇮🇹 — Hélicoptères, électronique, GCAP
- Hensoldt 🇩🇪 — Capteurs et radars (en accélération)
- Renk Group 🇩🇪 — Transmissions pour blindés (récente IPO)
- Indra 🇪🇸 — Électronique de défense espagnole
🇫🇷 En France, l’écosystème PEA défense est particulièrement riche :
- Thales, l’un des leaders mondiaux de l’électronique de défense ;
- Dassault Aviation, dont le Rafale connaît un boom à l’export ;
- Safran, équipementier critique côté propulsion militaire ;
- Airbus, dont la division Défense & Space pèse de plus en plus dans le mix ;
- Exail Technologies, pour les drones sous-marins et la navigation inertielle.
À noter qu’BAE Systems n’est plus éligible au PEA depuis le Brexit, et que les valeurs américaines (Lockheed Martin, Northrop Grumman, General Dynamics, Palantir, RTX) ne le sont pas non plus. Pour s’exposer à ces titres, il faut passer par un compte-titres ordinaire (CTO).
Pour les investisseurs souhaitant une exposition diversifiée sans sélectionner d’actions individuelles, l’ETF BNP Paribas Easy Bloomberg Europe Defense et le tout récent Amundi Stoxx Europe Defense (DEFS) sont les deux ETF défense actuellement éligibles au PEA.
FAQ — Investir dans la défense en 2026
Quelle est la meilleure action de défense à acheter en 2026 ?
Il n’existe pas de réponse universelle, mais Rheinmetall reste considérée comme la valeur défense européenne de référence en 2026, avec un carnet de commandes record de 63,8 milliards d’euros et une croissance attendue de +40% à +45% sur l’année. Thales et Dassault Aviation sont les deux choix les plus solides pour un investissement en PEA depuis la France.
Les actions de défense sont-elles éligibles au PEA ?
Oui, mais uniquement les valeurs européennes (UE + Espace économique européen). Rheinmetall, Thales, Dassault Aviation, Safran, Airbus, Saab, Leonardo, Hensoldt et Renk Group sont éligibles au PEA. En revanche, les valeurs américaines et britanniques (BAE Systems depuis le Brexit) ne le sont pas et nécessitent un compte-titres ordinaire.
Le secteur de la défense est-il surévalué en 2026 ?
Les valorisations du secteur sont effectivement tendues : le secteur aérospatial et défense américain se négocie à un PER de 44,8x, contre une moyenne triennale de 32x. Saab affiche un PER 2026 de 42x, Rheinmetall un PER supérieur à 80x. Cependant, ces multiples sont en partie justifiés par les carnets de commandes records et la visibilité pluriannuelle exceptionnelle offerte par les contrats gouvernementaux.
Que se passe-t-il si la guerre en Ukraine se termine ?
Un éventuel cessez-le-feu pourrait provoquer une correction de court terme sur les valeurs défense. Cependant, l’engagement OTAN à 5% du PIB d’ici 2035 et le plan ReArm Europe de 800 milliards d’euros constituent un plancher structurel : la reconstitution des stocks consommés depuis 2022 prendra plus d’une décennie, indépendamment de l’issue du conflit ukrainien.
Faut-il préférer les actions individuelles ou un ETF défense ?
Pour un investisseur débutant ou recherchant la diversification, un ETF défense (BNP Paribas Easy Bloomberg Europe Defense ou Amundi Stoxx Europe Defense pour le PEA, VanEck Defense pour le CTO) permet de s’exposer au secteur sans sélection individuelle. Pour les investisseurs plus avertis, sélectionner 3 à 5 valeurs défense permet de cibler les meilleurs profils risque/rendement.
Quel est le rendement du dividende des actions de défense ?
Les rendements sont globalement modestes car le secteur réinvestit massivement. Rheinmetall verse un dividende 2025 de 11,50 € (rendement ~0,7%), Thales 3,70 € (~1,5%), Lockheed Martin offre l’un des meilleurs rendements du secteur autour de 2,5-3%. La performance des actions défense vient principalement de la plus-value en capital, pas du dividende.
⚠️ Avertissement : Les informations, analyses, données chiffrées, graphiques ou commentaires présentés dans cet article sont publiés à titre informatif et pédagogique. Elles ne constituent en aucun cas un conseil en investissement, une incitation à acheter ou vendre un produit financier, ni une recommandation personnalisée, conformément aux dispositions des articles L.541-1 à L.541-8 du Code monétaire et financier.
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