À quelle date la quatrième canicule va-t-elle frapper ?

Après quelques jours de répit, la canicule revient pour une quatrième vague généralisée à cette date

Les orages ont enfin fait tomber le mercure, et la France respire. Mais les modèles météo voient déjà se profiler une quatrième vague de chaleur — et sa fenêtre se précise.

1/5 Le répit est là, savourez-le

Après trois canicules en cinquante jours, la parenthèse tant attendue s’ouvre enfin. La dégradation orageuse qui traverse le pays fait chuter les températures : dès ce jeudi sur la moitié nord, vendredi sur le sud. Un basculement brutal, mais salvateur.

Le répit sera toutefois inégal. Sur la moitié nord, le week-end s’annonce enfin proche des normales, avec des nuits redevenues respirables. Le Sud, lui, verrait déjà la chaleur rebondir dès samedi et dimanche — un sursaut encore limité, mais révélateur d’une atmosphère prête à repartir.

Profitez-en, car les prévisionnistes ne parlent pas de retournement, mais de parenthèse. Dans les centres de calcul, les modèles météorologiques dessinent déjà la suite. Et ce qu’ils montrent depuis ce jeudi a de quoi surprendre : le scénario attendu vient d’être rebattu.

2/5 Pourquoi la chaleur n’a pas dit son dernier mot

Le mécanisme est désormais rodé. Depuis la fin mai, le même enchaînement se répète : une brève intrusion d’air océanique, puis le flux bascule au sud et fait remonter une masse d’air saharien brûlant vers la France. Trois canicules sont nées exactement ainsi.

Or tous les ingrédients restent en place. Une Méditerranée exceptionnellement chaude, des sols parmi les plus secs jamais mesurés, et un flux de sud-ouest prêt à acheminer l’air brûlant vers l’Europe occidentale. Il ne manque qu’une étincelle : le retour d’un blocage anticyclonique.

Le calendrier n’arrange rien. Nous entrons dans ce que les météorologues appellent les « jours de la canicule », du 23 juillet au 23 août : statistiquement, la période la plus chaude de l’année. Ce n’est pas un hasard si la plupart des records y ont été enregistrés.

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3/5 Ce que voient les modèles : la divergence s’installe

Coup de théâtre dans les dernières sorties : les deux grands modèles mondiaux ne racontent plus la même histoire. L’américain GFS persiste à voir une nouvelle pulsion d’air saharien très intense en toute fin de mois. L’européen CEP, lui, a revu sa copie et privilégie un flux plus frais de secteur nord.

La preuve par les chiffres : il y a trois jours encore, plusieurs scénarios voyaient l’air brûlant gagner le bassin parisien autour du 23 juillet. Le modèle européen maintient désormais Paris et Lyon entre 24 et 30 °C jusqu’au 24 juillet. La poussée vers le nord s’est dégonflée à cette échéance.

Une telle divergence à cette échéance est un signal en soi : elle traduit une atmosphère indécise, où deux scénarios opposés restent sur la table. Impossible, donc, de garantir l’intensité du prochain épisode. Mais sur la période à surveiller, les prévisionnistes s’accordent désormais. La voici.

4/5 Le calendrier : la fenêtre à risque du 28 au 31 juillet

La date a bougé, et il faut le dire clairement. Un temps annoncée pour le 21 juillet, la quatrième vague s’est décalée dans les dernières sorties de modèles. C’est désormais la toute fin juillet, entre le 28 et le 31, qui concentre les scénarios les plus chauds.

La montée se ferait par paliers. Après le rebond limité au Sud ce week-end, la chaleur regagnerait du terrain autour du samedi 25 juillet — Lyon repasserait au-dessus de 33 °C sur le modèle européen. Puis viendrait la fenêtre critique, celle où les modèles divergent le plus.

Si le scénario chaud du modèle américain se concrétise, cette vague serait généralisée et brutale : jusqu’à 44 °C par endroits dans ses versions les plus extrêmes. Si l’européen l’emporte, la fin du mois resterait simplement estivale, chaude mais respirable. Les prochains jours trancheront.

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5/5 Une « quatrième canicule » pas encore officielle

Un mot de prudence s’impose, et il vient des prévisionnistes eux-mêmes. Les versions les plus chaudes ne sont, à ce stade, pas majoritaires dans les simulations. À dix jours d’échéance, les modèles peuvent encore avancer, retarder, voire gommer complètement l’épisode.

Le terme « canicule » lui-même obéit à des critères stricts. Il faut plusieurs jours de forte chaleur et, surtout, des nuits tropicales — des minimales qui ne redescendent plus sous 20 °C, empêchant l’organisme de récupérer. Météo-France exige au moins trois jours consécutifs, jour et nuit.

Le bon réflexe, d’ici là : consulter chaque jour la carte de vigilance de Météo-France, réévaluée en continu. Et si l’épisode se confirme, il frappera des sols déjà épuisés par la sécheresse — un paramètre qui, lui, ne laisse aucune place au doute.

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