La Suisse recrute à partir de 4500€/mois pour ce métier basique qui ne nécessite pas de diplôme

La Suisse recrute à partir de 4500€/mois pour ce métier basique qui ne nécessite pas de diplôme

Alors que dans l’Hexagone, le salaire moyen peine à suivre l’inflation et que le pouvoir d’achat est au cœur des inquiétudes des ménages, il suffit parfois de regarder de l’autre côté de la frontière pour voir ses revenus s’envoler.

Beaucoup pensent à tort que la Suisse est une forteresse réservée aux ingénieurs en informatique, aux gestionnaires de fortune ou aux spécialistes de la finance internationale. C’est faux.

Aujourd’hui, il est tout à fait possible de travailler en Suisse sans diplôme et de décrocher une rémunération qui ferait pâlir d’envie un cadre supérieur français. Il existe même un métier ordinaire qui paye… plus de 4000€ par mois ! 

Quel est ce métier “ordinaire” au salaire extraordinaire ? (1/5)

Vous ne rêvez pas. Le secteur qui offre ces ponts d’or est celui de la grande distribution et du commerce de proximité. Le poste ? Employé de commerce de détail, ou plus simplement : caissier et employé de mise en rayon.

Si en France, ces postes sont souvent synonymes de précarité et de SMIC, la situation est radicalement différente chez nos voisins. Pour attirer les candidats, les enseignes se livrent une guerre des prix sur les fiches de paie, transformant ce qui est considéré comme un “petit boulot” chez nous en un véritable métier sans diplôme bien payé.

Aldi et Lidl suisse : Ils recrutent à plus de 4000€ par mois !

C’est le discounter Aldi Suisse qui a jeté un pavé dans la mare en revalorisant massivement ses grilles salariales. Pour l’année à venir, l’enseigne garantit un salaire minimum d’environ 4 700 francs suisses par mois (pour 42 heures hebdomadaires, incluant le 13ème mois).

Au taux de change actuel entre l’euro et le franc suisse, cela nous amène bien au-delà d’un salaire de 4500 euros ; on est même à 5 000 euros bruts mensuels pour un débutant !

Son concurrent Lidl Suisse n’est pas en reste et propose des rémunérations similaires, tout comme les géants historiques Coop et Migros. C’est une opportunité unique de sécuriser un revenu confortable et d’augmenter sa capacité d’épargne sans avoir passé des années sur les bancs de l’université.

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Pourquoi un tel recrutement suisse massif ? (2/5)

Vous vous demandez sûrement : “Où est le piège ?”. Il n’y en a pas, c’est simplement la loi de l’offre et de la demande. L’économie suisse tourne à plein régime mais fait face à une crise démographique et structurelle inédite.

La pénurie de main-d’oeuvre suisse touche tous les secteurs, y compris le commerce et la vente. Les locaux boudent parfois ces métiers physiques, obligeant les employeurs à augmenter les salaires pour rendre ces métiers en tension attractifs.

C’est cette conjoncture favorable qui ouvre grand les portes aux travailleurs étrangers motivés.

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Un job suisse sans diplôme, est-ce vraiment possible ? (3/5)

C’est la meilleure nouvelle de cet article. Contrairement au marché du travail français qui survalorise les diplômes, le pragmatisme suisse prime. Pour ces postes de caissiers ou d’employés polyvalents, le “papier” importe peu.

Ce que les recruteurs cherchent avant tout pour ce type de job suisse sans qualification, c’est du savoir-être :

  • Une ponctualité irréprochable (rigueur suisse oblige).
  • Une bonne résistance physique et du dynamisme.
  • De la politesse et le sens du service client.
  • La maîtrise de la langue locale (français en Suisse Romande, allemand outre-Sarine).

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Le jackpot financier : Viser le statut d’emploi frontalier (4/5)

Si ce salaire semble mirobolant, il faut garder à l’esprit que le coût de la vie en Suisse est le plus élevé d’Europe. Un loyer à Genève ou Lausanne peut engloutir 2 000 CHF par mois. C’est ici qu’une bonne gestion financière est cruciale pour ne pas voir ce salaire disparaître en factures.

L’astuce ultime consiste à décrocher un emploi suisse frontalier. Le principe ? Vous travaillez en Suisse avec un salaire suisse, mais vous résidez en France avec un coût de la vie français.

Cependant, devenir frontalier implique de gérer plusieurs aspects financiers importants pour optimiser ses revenus :

La Santé : Le choix du système de santé est capital. Vous devrez souscrire à une assurance maladie frontalier spécifique (choix entre la LAMal suisse ou la CMU française). Comparer les offres d’assurance santé internationale est souvent indispensable pour être bien couvert des deux côtés de la frontière sans se ruiner.

La Banque et le Change : Pour recevoir votre salaire, l’ouverture d’un compte bancaire en Suisse est quasi obligatoire. Ensuite, il faudra transférer cet argent. Utiliser un service de change de devises en ligne plutôt qu’une banque traditionnelle permet d’économiser beaucoup sur les frais de conversion. Le rapatriement de salaire suisse en euros doit être optimisé pour profiter du taux de change favorable.

La Fiscalité : Selon le canton (Genève impose à la source, contrairement à Vaud), la fiscalité des frontaliers diffère. Il est parfois utile de consulter un expert pour optimiser ses impôts ou préparer sa retraite.

Pour travailler légalement, une fois l’embauche validée, vous devrez obtenir le précieux permis G. C’est le document officiel qui autorise les ressortissants de l’UE résidant en zone frontalière à travailler sur le sol helvétique. Les démarches sont généralement initiées par l’employeur.

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Comment postuler dès maintenant ? (5/5)

La nouvelle commence à se répandre et les places deviennent chères. Inutile d’envoyer des candidatures spontanées par la poste. Pour espérer décrocher ce type de poste, il faut surveiller les sites carrières des enseignes (Aldi, Lidl, Migros, Denner) et cibler les cantons limitrophes.

Ne vous censurez pas : si vous êtes motivé, que vous acceptez les horaires de commerce et que vous voulez changer de vie financièrement, c’est le moment de foncer. La Suisse vous tend les bras, et votre pouvoir d’achat vous remerciera.

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