Un coup de genou en pleine tête lors d’une interpellation, devant la foule de la Bastille. La vidéo a poussé le parquet de Paris à ouvrir une enquête ⬇️
1/5 Une interpellation qui enflamme les réseaux
Jeudi 8 octobre, place de la Bastille, en fin d’après-midi. Alors que la tension monte en marge de l’« acte IV » du mouvement lycéen, les forces de l’ordre procèdent à plusieurs interpellations au milieu de la foule.
L’une d’elles est filmée par des témoins. En quelques heures, la séquence fait le tour des réseaux sociaux, accompagnée de nombreux commentaires indignés. Le compte qui l’a relayée évoque déjà « la colère de nombreux internautes ».
L’affaire n’en est pas restée là. Depuis, le parquet de Paris a ouvert une enquête et saisi l’Inspection générale de la police nationale. Avant de découvrir ces images, il faut comprendre dans quel climat elles ont été tournées.
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2/5 Un après-midi sous haute tension à la Bastille
Ce jeudi, plusieurs dizaines de milliers de personnes s’étaient d’abord rassemblées dans le calme place de la Bastille pour l’acte IV du mouvement lycéen. En fin d’après-midi, la situation a dégénéré : selon l’AFP, des pavés ont été lancés sur les policiers, qui ont répliqué au canon à eau, avant que les CRS ne chargent pour dégager la place.
La préfecture de police de Paris souligne que les forces de l’ordre ont fait face, pendant tout l’après-midi, à des agressions répétées de la part d’une « minorité d’individus » qu’elle qualifie d’« extrêmement violents ». Sur l’ensemble de la journée, 504 personnes ont été interpellées.
Les tensions n’ont épargné personne. Touché par des gaz lacrymogènes pendant la mobilisation, le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a appelé à la désescalade. C’est dans ce climat qu’a été filmée la séquence qui fait aujourd’hui polémique.
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3/5 La vidéo : un coup de genou en pleine tête
Voici la séquence. Selon BFMTV, elle a été tournée lors d’une interpellation place de la Bastille. On y voit un agent d’une compagnie de sécurité intérieure porter un coup de genou en pleine tête à un jeune homme, avant de le plaquer au sol pour le menotter, au milieu de la foule.
🔴🇫🇷 FLASH INFO – Un manifestant reçoit un violent coup de genou au visage de la part d’un policier.
▶️ La séquence provoque déjà la colère de nombreux internautes. https://t.co/VPOFTql5Al
— ActuCenter (@ActuCenter) October 8, 2026
Le parquet de Paris décrit lui-même une vidéo « semblant montrer un policier donner un coup de genou à un manifestant ». Les circonstances exactes de l’interpellation, ce qui s’est passé juste avant, ainsi que l’état de santé du jeune homme n’ont pas été précisés à ce stade.
Largement relayée, la vidéo a suscité de nombreuses réactions indignées sur les réseaux sociaux. C’est désormais à l’enquête de dire si ce geste relevait d’un usage nécessaire et proportionné de la force, ou d’un manquement.
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4/5 Enquête ouverte, IGPN saisie : ce qui va se passer
Le parquet de Paris a ouvert une enquête, confiée à l’IGPN, surnommée la « police des polices ». La préfecture de police a de son côté confirmé l’ouverture d’une enquête administrative. Comme toute personne mise en cause, le policier reste présumé innocent tant que la justice ne s’est pas prononcée.
Ce n’est pas un cas isolé. Selon franceinfo, l’IGPN a été chargée d’enquêter sur une dizaine de faits de violences policières depuis le début du mouvement lycéen, parmi lesquels la vidéo d’une adolescente de 14 ans maintenue au sol par un policier.
Victime ou témoin de violences lors d’une manifestation, plusieurs recours existent. Vous pouvez porter plainte dans un commissariat ou par courrier au procureur de la République, et faire constater vos blessures par un médecin. Un signalement en ligne à l’IGPN est aussi possible, mais il ne vaut pas plainte. Le Défenseur des droits peut être saisi gratuitement, en ligne ou par courrier. Enfin, un avocat peut vous accompagner, et la garantie protection juridique de votre assurance habitation peut prendre en charge une partie des frais.
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5/5 Une séquence qui relance le débat
La vidéo tombe au pire moment pour le gouvernement. Le soir même, le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, annonçait l’arrivée de 3 000 professeurs remplaçants pour tenter d’apaiser la colère lycéenne. Le lendemain, c’est une autre image qui domine les réseaux sociaux.
Deux lectures s’opposent désormais. Pour la préfecture, les forces de l’ordre ont fait face toute la journée à une minorité extrêmement violente. Pour de nombreux internautes, le geste filmé place de la Bastille dépasse ce qu’autorise le maintien de l’ordre.
Il faudra attendre les conclusions de l’enquête pour savoir laquelle de ces lectures l’emporte. D’ici là, la séquence s’ajoute à la liste des affaires suivies de près par l’IGPN depuis le début du mouvement. Et elle rappelle que, dans ce conflit, chaque image filmée au téléphone peut désormais devenir une pièce du dossier.