La journée de mobilisation du 17 octobre a démarré dans la tension. À Marseille, des dizaines de manifestants ont forcé les portes de la mairie, et la vidéo circule déjà ⬇️
1/5 Samedi matin, les portes de l’Hôtel de Ville cèdent
Il est un peu plus de midi, ce samedi 17 octobre, sur le Vieux-Port de Marseille. Devant l’Hôtel de Ville, un groupe de plusieurs dizaines de manifestants s’avance. La porte finit par céder, et ils s’engouffrent à l’intérieur du bâtiment.
Selon un journaliste de l’AFP présent sur place, les manifestants crient « C’est la Révolution, on prend la Bastille » en pénétrant dans la mairie. La scène, filmée au téléphone par des témoins, fait le tour des réseaux sociaux en quelques minutes.
L’intrusion ne dure pas. Les forces de l’ordre interviennent rapidement, dispersent le groupe, puis forment un barrage devant le bâtiment. Mais les images sont déjà là, et elles disent beaucoup du climat de cette journée de mobilisation.
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2/5 Une journée de mobilisation sous haute tension
Ce samedi, les Gilets jaunes ont appelé à « reprendre la rue », en fédérant des revendications multiples, dont la colère contre la vie chère et celle des lycéens, fer de lance de la contestation sociale depuis la fin septembre. Des cortèges étaient prévus dans de nombreuses villes de France.
Mais dès la matinée, des actions non autorisées ont éclaté dans plusieurs villes, provoquant des heurts avec les forces de l’ordre. À Paris, des tensions et des gaz lacrymogènes ont été signalés place de la République, avant même le départ de la manifestation prévue à 14 heures.
À Marseille, la mairie n’a pas été la seule cible. Selon le maire, Benoît Payan, le poste de police municipale de la Canebière a été vandalisé, et de nombreux commerces ont été dégradés dans le centre-ville. Une matinée qui a pris de court une partie des habitants.
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3/5 La vidéo : la mairie de Marseille envahie
Voici l’une des vidéos qui circulent depuis la fin de matinée. Le média Impact, qui la relaie, cite un témoin affirmant que la mairie aurait été pillée :
🚨🇫🇷 ALERTE INFO | LA MAIRIE DE MARSEILLE A ÉTÉ PILLÉE. (témoin à IMPACT) https://t.co/DduFm5ZD8W
— Impact (@ImpactMediaFR) October 17, 2026
Une précision s’impose sur ce point. À ce stade, les sources officielles évoquent une intrusion brève dans le hall de l’Hôtel de Ville et des portes forcées. L’AFP indique que les manifestants ont été rapidement dispersés. L’ampleur exacte des dégâts à l’intérieur du bâtiment n’a pas encore été précisée.
Ces images de la mairie forcée, aux portes du Vieux-Port, sont pourtant devenues le symbole de cette matinée. Elles s’ajoutent à la longue série de vidéos qui rythment la contestation depuis trois semaines, des blocus de lycées aux affrontements de la place de la Bastille à Paris.
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4/5 Le maire dénonce, les commerçants comptent les dégâts
Le maire de Marseille n’a pas mâché ses mots. Sur BFMTV, Benoît Payan a décrit un mouvement « spontané », sans organisation, porté selon lui par des individus dont « leur but c’est de mettre le chaos ». Il appelle à s’en désolidariser, et a annoncé des renforts de forces de l’ordre pour la suite de la journée.
Pour les commerçants touchés, une question se pose déjà : qui va payer ? Le Code des assurances prévoit que l’assureur ne couvre pas les dommages causés par des émeutes ou des mouvements populaires, sauf mention contraire dans le contrat. Les contrats professionnels incluent toutefois très souvent une garantie spécifique : c’est le premier document à relire.
Si l’assurance ne suit pas, une autre porte existe : le Code de la sécurité intérieure rend l’État civilement responsable des dégâts causés par des attroupements ou rassemblements. Photographiez tout, portez plainte et déclarez le sinistre au plus vite. Une garantie obligatoire contre les émeutes a bien été créée par la loi de finances pour 2026, mais elle n’est pas encore entrée en vigueur. Un avocat ou la protection juridique de votre contrat peuvent vous accompagner.
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5/5 Et maintenant ?
La journée est loin d’être terminée. Des cortèges étaient attendus dans l’après-midi dans de nombreuses villes, et les autorités craignent de nouveaux débordements en marge des manifestations. À Marseille, les forces de l’ordre restent mobilisées autour du Vieux-Port.
Sur le fond, la mobilisation du 17 octobre réunit des colères différentes : celle des lycéens, qui réclament des moyens pour l’école depuis la fin septembre, et celle des Gilets jaunes contre la vie chère. La grande majorité des manifestants défile pacifiquement, mais les images de la mairie forcée risquent de dominer le récit de la journée.
Une chose est sûre : la vidéo de l’Hôtel de Ville de Marseille, assaillie aux cris de « on prend la Bastille », restera comme l’une des images fortes de cet automne de contestation. Reste à savoir si la suite de la journée prolongera la tension, ou si le calme reviendra sur le Vieux-Port.