Épargne: voici combien les Français mettent en moyenne de côté chaque mois
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Épargne: voici combien les Français mettent en moyenne de côté chaque mois

Inflation persistante, remontée brutale des taux d’intérêt, flambée des factures d’énergie et pression constante sur le pouvoir d’achat… Le paysage économique a radicalement changé ces dernières années.

Pour des millions de ménages français, la gestion du budget mensuel est devenue une source d’anxiété majeure. Pourtant, la nécessité de se constituer une épargne de précaution n’a jamais été aussi vitale.

Combien d’euros les Français parviennent-ils vraiment à épargner de leur salaire net chaque mois ? Et surtout, votre situation personnelle se situe-t-elle dans la moyenne nationale… ou en dessous ?

Combien les Français parviennent-ils réellement à épargner chaque mois ?

C’est la question centrale que se posent de nombreux actifs, salariés du privé, fonctionnaires ou indépendants, dans un contexte de forte tension sur les finances personnelles.

Selon les dernières données consolidées sur les comportements bancaires pour la période 2024–2025, le montant moyen de l’épargne mensuelle en France s’établit autour de 260 euros par mois.

Ce chiffre correspond au “flux net” mis de côté une fois toutes les charges fixes et variables déduites du revenu disponible.

Une moyenne qui masque de profondes inégalités de revenus

Attention toutefois à l’effet d’optique. La capacité d’épargne réelle dépend directement du niveau de salaire, du reste à vivre et de la composition du foyer fiscal.

D’un côté, les ménages aux revenus confortables (supérieurs à 2 500 € nets mensuels par personne) affichent une santé financière robuste.

Ils parviennent à mettre de côté jusqu’à 600 € par mois, diversifiant leurs avoirs entre des supports sécurisés comme le Livret A et des produits de long terme comme l’assurance-vie ou le Plan Épargne Retraite (PER).

À l’opposé, les foyers plus modestes voient leur budget quasi intégralement absorbé par les dépenses incompressibles : logement, chauffage, alimentation, carburant. Pour cette catégorie, le taux d’épargne est souvent nul.

Pire, le recours au découvert bancaire ou au crédit à la consommation devient parfois nécessaire pour boucler le mois, rendant toute constitution de capital impossible.

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L’âge et le cycle de vie dictent la stratégie patrimoniale

Votre capacité à mettre de l’argent de côté n’est pas linéaire. Elle évolue fortement avec l’âge, les besoins familiaux et la progression de carrière :

🟡 Les jeunes actifs (18–29 ans) : Malgré des salaires de début de carrière, ils maintiennent une épargne dynamique (150 à 270 €). L’objectif est souvent précis : constituer un apport personnel pour un premier achat immobilier ou bâtir un fonds d’urgence.

🔵 La vie active (30–49 ans) : C’est la période “étau”. La pression sur le budget est maximale (remboursement du prêt immobilier, coût des enfants, impôts). L’épargne stagne souvent, servant davantage de variable d’ajustement.

🟢 Les seniors (50–64 ans) : C’est l’âge d’or de l’épargne. Avec le départ des enfants et la fin des crédits, la capacité d’épargne rebondit fortement (230 à 350 €). La priorité bascule alors vers l’optimisation du patrimoine financier, la transmission et la préparation active de la baisse de revenus à la retraite.

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Sécurité vs Rendement : où va l’argent des Français ?

Dans un climat économique jugé incertain, la psychologie de l’épargnant français reste dominée par la prudence. La majorité des flux d’épargne ne se dirige pas vers l’investissement productif, mais vers la sécurité.

Les livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP pour les revenus modestes) captent l’essentiel de cette épargne mensuelle. L’objectif premier est la liquidité : avoir de l’argent disponible immédiatement.

La recherche de rendement pur, via l’investissement boursier, les SCPI (immobilier papier) ou les unités de compte, reste encore minoritaire, bien que nécessaire pour contrer les effets de l’inflation sur le long terme.

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